Archive pour la Catégorie 'Tranches'

Le doigt sur la… cicatrice.

« Tout le monde passe sa vie à chercher frénétiquement une personne devant laquelle pouvoir librement se foutre à poil et sangloter, mais personne ne veut se l’avouer. »

Extrait de l’article « Transpoting » sur Winckler’s Webzine.

éclectik « embedded »…

éclectik est une des rares émissions radio, avec L’Afrique Enchantée et Des Sous et Des Hommes*, qui me donnent envie de me poser et de l’écouter tranquillement, parfaitement — pas béatement toutefois…
Comme son nom l’indique, elle est éclectique, et nous amène parfois à la rencontre de personnages auxquels on ne s’intéresserait pas forcément de soi-même, ou qui nous permette de rencontrer ceux auxquels on s’intéresse déjà… Plus encore, elle sait allier un temps posé de l’interview, du dialogue, de l’écoute et de l’expression, presque intime mais jamais déplacé, avec le temps de l’actualité, avec des regards parfois incisifs, des digressions… Je l’ai toujours enregistrée pour pouvoir, même des mois après, me poser et l’écouter tranquillement, ou l’écouter et l’écouter encore sur la route.

éclectik, c’est ma gourmandise en somme. Chacun la sienne.

C’est étrange, en regardant le portrait d’Emmanuelle hier soir sur Arte, dans l’émission Métropolis, dont une partie a été tournée à la maison, ça m’a fait un drôle d’effet de voir mes photos intégrées dans le document, et ce n’était pas d’avoir vu mes photos « à la télé » qui m’a fait cet effet-là, pas du tout, j’ai même détesté le fait d’être filmé en train de préparer le déjeuner pour l’équipe de tournage et Emmanuelle ; non, c’était d’entendre la voix de Rebecca Manzoni parler et de voir ces photos, parce que certaines d’entre elles sont véritablement, affectivement, imprégnées d’éclectik, avec sa voix, justement.

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Par exemple, j’amenais Lola, puis Paul, le matin à l’école, en traversant le plateau dans la burle, le soleil, la pluie, le vent, la brume ou tous ces éléments à la fois, tout en écoutant éclectik. J’ai fait certaines photos, j’ai tourné certaines séquences, avec en « fond sonore » éclectik qui me donnait du recul par rapport à la situation, et la situation qui me donnait du recul par rapport à l’émission, un aller-retour intérieur très émouvant, très riche. Entendre les chroniqueurs africains parler des pays de mon enfance révélait en moi la blessure de l’absence, du manque de l’Afrique, et donnait encore davantage de relief au décalage entre mon désir d’Afrique et ma présence physique dans un environnement si différent.

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Souvent le matin, la beauté du paysage, la rigueur des éléments se nourrissaient de la voix de Rebecca qui en retour, se posant de manière parfois si décalée sur mon environnement, devenait encore plus prégnante, plus enveloppante. Et là, le mot qui va bien, c’est « justement »…

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Bref. Quand à la fin de l’interview de Vincent Lindon, ce dernier dit « ça m’a fait très plaisir », et que Rebecca Manzoni lui répond « moi aussi », j’ai spontanément, naïvement envie d’ajouter « moi aussi ».
Les Chroniqueurs africains me manquent énormément, mais bon…


Comme je l’ai écrit dans la note précédente, j’ai profité de l’agression récente contre le site pour mettre à jour le contenu, j’ai donc mis à jour les pages de mes archives audio, avec la plupart des émissions d’éclectik dont je dispose (il reste du travail sur la saison 2008/2009).

* Maintenant remplacée par J’ai dû louper un épisode.

Combien de temps…

Les événements personnels de cette année auront au moins le mérite de m’avoir fait ouvrir et trier tous mes cartons trimballés depuis tant d’années… Il en reste encore ça et là, mais le plus gros est fait.

Pour être chez moi, je dois enfin me poser, les ouvrir, sortir leurs contenus et les mettre sur mes murs, les lires…

Un été studieux.

Trier :
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Creuser :
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Garder précieusement la sciure de hêtre pour les toilettes sèches :
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Prendre le temps de regarder, même s’il n’y a pas de trains :
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Faire les photos du Festival des Violettes (ici Raoul Petite Band) :
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Passer :
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Construire :
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Raboter :
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Travailler (enfin là pas trop) :
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Aller voir les Têtes Raides :
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Trier encore :
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Bref, avoir le vague à l’âme…

Pour le reste, c’est à dire le contenu habituel de ces notes, je vous invite à aller lire cette interview.

Bleus, blues, rouge*…

Bon, ben voilà…

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Le bleu, c’est sa couleur préférée.

Contrairement à elle, je continuerai pour ma part à suivre la fraise.
Je continuerai à suivre la fraise parce que j’aime la suivre pour pouvoir vivre aussi des moments comme celui-là :
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Comme celui-là :
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Ou encore comme celui-là :
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Et tant d’autres…

Et d’ailleurs, je préfère vivre comme ça :
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En fait, même si c’est ensemble que nous avons donné un nom si particulier à ce lieu de vie, si anachronique, ou plutôt si décalé, je m’y suis pour ma part investi totalement, à corps perdu (sans m’empêcher) et je peux dire, pour la première fois de ma vie après tant d’errance, que je reste ici, enfin, pour être chez moi.

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De l’extérieur vivre ici est rude, ça à l’air d’être un combat.

Certes.

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Mais comme je me suis permis de le faire remarquer aux Aminches l’autre soir à Rajasse, mes choix de vie mènent souvent à des « combats ».

Des combats rouges, pacifistes, féministes. Ils me reprochaient d’accuser les bobos, la gauche casa, et les copains du CAC40 de Sarkozy d’être des criminels, parce que pour nous la vie n’est pas qu’une suite de fatalités, c’est aussi le résultat de choix. Criminels parce que leurs choix tuent à petit feu des millions de gens dans le monde, et nous usent, alors que nous faisons des efforts, des efforts énormes, au quotidien, et parce que vivre comme nous sommes des millions à tenter de le faire, en essayant de le faire le moins possible aux dépens des autres, c’est autrement plus difficile que de passer le samedi à pousser le caddy dans les allées des grandes surfaces en payant avec une carte « plus plus de pouvoir d’achat » pour avoir le « libre choix » entre 27 sortes de mayonnaise aux OGM…

Quand une poule bronzée, fardée et couverte de pacotille comme un arbre de noël se pointe en 4×4 noir de ville à la Biocoop pour acheter un morceau de tofu et une salade, et se pâme devant les « pierres d’énergies vitales », elle nous tue, c’est donc une criminelle. Quand ••••• pille la forêt, il tue des populations locales à petit feu.

Bien sûr que j’exagère, et je ne lèverai pas la main sur eux ni ne leur voudrais du mal, mais je suis comme Gilles Balbastre, je pense qu’il faut « nommer l’ennemi ». Cet ennemi « intime » lui ne se prive pas de nous pourrir la vie, de nous obliger à lutter pour vivre, la moindre des choses, c’est de le dénoncer.

Alors combat, oui.

Mais un combat pour vivre, pour aimer encore et pour partager.
Combat pacifiste pour mes enfants, parce que c’est ça qui compte :

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Revenir aux fondamentaux.
Blues donc. Pas d’amertume je l’ai aimée, je l’aime encore mais bien sûr plus comme avant. Toujours beaucoup d’amour à partager, mais beaucoup de regrets parce que malgré tant d’efforts, tant d’énergie et tant d’investissement à aimer, à respecter, à partager et à construire, ça n’a pas suffit à nous protéger…

J’ai des bleus à l’âme, mais ma couleur préférée à moi, c’est le rouge :

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* Mon ami d’enfance m’avait surnommé « fêtenat », en rapport avec une sale blague raciste quand nous étions gosses en Afrique.

Rompre

Voler son appareil, ses négatifs ou sa carte mémoire à un photographe, c’est sans doute pour lui aussi douloureux, aussi intrusif dans son intimité que de voler un manuscrit à un écrivain… Enfin, je me l’imagine. Enfin, je ne sais pas. Pas l’intimité de choses que l’on voudrait ne pas montrer, mais plutôt l’intrusion, la destruction ou la punition privation gratuite de quelque chose de soi que l’on cultive et cherche à préserver.

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Je ne suis ni photographe, ni écrivain… Mais je crois que je comprends.

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Depuis mes seize ans, j’ai toujours un appareil photo pas loin de moi, et depuis que j’ai photographié des plagistes sur la plage de Sète, ou modestement contribué aux compétences photographiques des étudiants de mon école d’architecture, un appareil ne me quitte plus.
Mais vraiment plus du tout.

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J’ai aujourd’hui, en bon « écolo de merde* », délaissé l’argentique pour le numérique (très modeste), mais cette envie irrésistible de fixer, capter, voler, observer, examiner, savourer, surprendre, témoigner, restituer, interpréter des instants et des lieux dont on a l’impression qu’ils ne seront plus jamais les mêmes et dont on veut s’approprier, ou créer, une trace ; cette envie je l’ai là dans mes yeux et dans ma tête, au bout de mes doigts, tout le temps…

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Et quand j’écris tout le temps, c’est tout le temps, jusqu’à rendre les autres dingues.

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Aussi, je comprends le désarroi, la tristesse de Phil.

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Voilà, noter une bafouille pour un ami qui comme moi pleure comme enfant, qui m’a témoigné son attention, me paraît être une bonne raison de rompre un silence douloureux.

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Tiens, Phil,en grattant dans mes ruines il y a 15 jours, j’ai trouvé la réponse à ta question, tu penses si j’ai pensé à faire une photo rien que pour toi :
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Merci à, et pour, Philippe.


* Petit clin d’œil à la FNSEA.

NKM – UMP même combat ?

Aaahh Nathalie… (permettez que je vous appelle par votre prénom  ?)

Comme je pense à vous, comme je compatis… Je vous revois encore face à Nicolas Hulot dire avec force conviction que vous étiez engagée dans « l’écologisation de l’UMP »

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Je vous revois encore découvrant votre ministère, appuyée nonchalament contre le montant d’une porte posant la question qui tue : « La cantine, elle est en Bio ici ? »

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Croyez-vous qu’un jour celle de l’Assemblée Nationale sera aussi en Bio, avec 0,9 % d’OGM ?

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« J’en ai marre d’être confrontée à une armée de lâches » dites vous ?
Rien que de très normal : Chassez le naturel et il revient au galop…

Comme ceux qui se sont abstenus lors du vote, allez-vous vous coucher pour préserver votre carrière politique, ou aurez-vous le courage d’aller déchirer votre carte de l’UMP sur le bureau de votre cher président ?

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Bref, désormais, en France, nous n’aurons plus le droit de nous alimenter sans OGM.

Vous n’en vouliez pas ? Malgré le fait que vous représentiez la majorité (72 % des personnes intérogées), que les pro OGM sont minoritaires dans le secteur agricole agro-industriel, que la contamination des filières non OGM est irrémédiable dès lors que les OGM sont en plein champs ; peu importe que les bénéfices des OGM soient contestés et contestables, peu importe que tout cela mette à genou la production agricole alimentaire mondiale face à quelques firmes multinationales…

Je fais mienne la question posée par Greenpeace : « Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? »

Extrait du site de Greenpeace :
« L’Assemblée nationale vient de rédiger l’acte de vente de l’agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d’afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d’unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l’intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne.

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Je me suis mordu la langue depuis l’élection de Sarkozy, notamment concernant la tartuferie du « Grenelle de l’environnement », parce que je voulais attendre de voir quelle serait la conclusion. Je ne suis pas déçu. Les députés ont donc voté pour la loi qui s’assoit sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, sur les principes de précaution et surtout rend irresponsable celui qui contamine.

Extrait du Petit Robert :

corruption [kCYypsjT] n. f.
• v. 1130; lat. corruptio, de corrumpere  corrompre 
1 (1170) Vieilli Altération de la substance par décomposition. ⇒ décomposition, pourriture, putréfaction.
2 Littér. Altération du jugement, du goût, du langage. ⇒ corrompre (I, 2o).
3 Le fait de corrompre moralement; état de ce qui est corrompu. ⇒ avilissement, dépravation, gangrène, perversion, souillure, vice. Corruption des mœurs. ⇒ dérèglement, dissolution. « Les hommes sont tous pareils, enragés de vice et de corruption » (A. Daudet).
4 Emploi de moyens condamnables (⇒ bakchich, dessous-de-table, pot-de-vin) pour faire agir qqn contre son devoir, sa conscience; fait de se laisser corrompre. Tentative de corruption. La corruption électorale est un délit. Condamné pour corruption de fonctionnaires. ⇒ prévarication. Être convaincu de corruption. Corruption active, passive.

Quelle définition* du mot corruption parmi celles-ci, pensez-vous qu’il faille utiliser concernant l’adoption de cette loi ?

Y a-t-il encore quelqu’un dans ce pays pour croire qu’il est sain pour la démocratie Française que celle-ci soit dirigée par des avocats d’affaires ?

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*Pour ma part, je retiens la troisième, mais sait-on jamais…
(maj à 22:24)

Le site où il ne ferait pas bon se trouver

Les modestes notions d’anglais dont je dispose me laissent à penser que le sens du nom « note2be » point com signifie à peu près avec un petit jeu de mot :

Note2be.com : le site où il ne ferait pas bon se trouver

Et à y voir le contenu, on se dit que oui, vraiment, Stéphane Cola (qui d’après une simple requête Whois chez Gandi.net, est le propriétaire de ce site) doit avoir beaucoup de frustration et de rancœur à l’égard du corps enseignant. Est-ce dû à un ou plusieurs échecs scolaires ? Est-ce, comme cela semble être la tendance poujadiste actuelle, un nouveau ballon d’essai pour tester la réactivité de la société civile face aux propositions de plus en plus clientéliste d’une droite en fin de décomposition morale ?

Vous savez quoi ? Je pense juste que c’est qu’un pov’type qui cherche à se faire mousser le poireau pendant la campagne électorale, en prenant soin de se donner une image de marketeur politique qui n’aurait pas froid aux yeux, histoire d’élargir son portefeuille de clients côté UMP.
Je veux bien en discuter ici avec lui si je me trompe.

Contrairement à ce qu’écrit en toute fausse neutralité Le Monde, on ne peut pas aller « Au-delà de la méthode contestée » car non, ce site ne « soulève [PAS] la question de l’évaluation des enseignements par les élèves », il sert juste de défouloir aux branleurs qui n’ont rien d’autre à foutre à l’école que de traiter les bons élèves de lèches et les profs de privilégiés. L’opportunisme dont on ne sait plus s’il est commercial ou politique est vraiment un signe fort qui devrait faire s’interroger les membres de l’UMP sur leurs « valeurs morales », mais bon, on n’y croit plus à force.

Si vous êtes concerné, vous pouvez lui dire ce que vous en pensez directement en allant là (et en entrant le nom « note2be.com » dans le champ de recherche) pour notamment lui rappeler qu’il s’expose tout simplement à des poursuites en diffamation, selon la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : « l’allégation ou l’imputation d’un fait précis qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel il est imputé »…

Je ne suis pas juriste, mais il paraît aisé de démontrer en effet que l’infraction est constituée car elle réunit les trois éléments qui sont pris en considération dans ce genre d’affaires : l’élément matériel, l’élément moral et l’absence des faits justificatifs ou d’immunités.

• L’élément matériel :
L’allégation selon laquelle un professeur serait incompétent (la notation, qui est un élément précis) en s’appuyant sur des faits non précis : Simple évaluation subjective par des élèves dont on ne peut vérifier sur quelles bases ni compétences reconnues ils ont émis leur évaluation pour noter l’intérêt, la clarté, la disponibilité, l’équité, le fait d’être respecté et motivé (on croit rêver…), est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération des professeurs.

• L’élément moral :
La question ici est : Y a-t-il intention de nuire ?
Si vous êtes titulaire d’un DEA de droit public, vous ne pouvez pas vous cacher derrière votre petit doigt en plaidant l’innocence, le bon sens (les élèves son notés par les profs, les profs pourraient aussi être notés par les élèves…), ou la volonté d’ouvrir un débat, ces arguments ne tiennent pas (cf ci-dessus), surtout qu’en tant que personne qualifiée ou compétente, et sachant que vous alliez divulguer des noms de personnes en remettant en cause leurs compétences, vous risquiez de porter atteinte à leur honneur ou à leur considération… Vous avez quand même persévéré dans ce « risque ».

De plus, le nom du site laisse peu de doute sur l’objectif visé par le site : « Il ne faut pas y être » 

L’intention de nuire semble donc bien constituée.

• L’absence de faits justificatifs et d’immunités :
D’une part : Encore une fois, je me reporte à l’élément matériel.
D’autre part : La diffamation n’est pas punissable en cas de vérité des faits (exception de vérité, sauf dans le cas de la vie privée) ou d’immunité.
Les faits sont récents, il n’y a ni amnistie, ni prescription, les profs étant notamment encore en fonction.

Bon, j’espère que les enseignants concernés seront nombreux à porter plainte…

En tout cas, c’est minable comme d’habitude, mais on n’arrive pas à s’y habituer à leur morale décomplexée…

La morale « décomplexée »

Un des sujets récurrents lorsque l’on débat de problèmes de sociétés avec ceux qui ont joyeusement voté pour N. Sarkozy, c’est celui de la « morale ».

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Par exemple, ça revient souvent quand on évoque le rôle des parents dans une société ou les valeurs de la jeunesse seraient de plus en plus décadentes

Dans ce genre de discussions, on note une prise de distance rapide des Sarkozystes revendiquant une morale conservatrice, dès que l’on évoque le consumérisme effréné, la folie des marques, la précarisation des adultes, l’injection massive de déjections télévisuelles et radiophoniques dans les cerveaux sans cesse plus disponibles d’enfants — et tout particulièrement l’offensive commerciale massive auprès des très jeunes, des études ayant montré qu’implanter les marques dans les cerveaux des enfants de moins de cinq ans favorisait une image positive de la marque durant toute la vie du futur consommateur.

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Bref. Pour les Sarkozistes, les problèmes de comportement sociaux à l’école et dans la vie sont dus à de la mauvaise graine qu’il faut éradiquer de la société, à des valeurs décadentessurtout celles issues de mai 1968, et évidement celles de gauche etc. en évitant soigneusement d’aller jusqu’au bout du raisonnement : à qui profite la vente de la médiocrité ?

Qui pousse la société dans ce sens ?

Hé oui ! C’est facile d’aller dire que les mômes sont de plus en plus violents et irrespectueux et que c’est sans aucun doute dû au laxisme de parents défaillants et indignes (de recevoir les aides sociales ?) poussés en ce sens par les valeurs décadentes de la gauche et sa culture de l’assistanat etc. ; plutôt que de s’intéresser aux valeurs abjectes que l’on vend à des « consommateurs » de plus en plus jeunes, et des conséquences que cela peut avoir sur leurs comportements citoyens, et d’une manière générale, sur l’évolution des mentalités de la société.

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De fait, dès que l’on aborde cette question et que l’on creuse, ces parangons de la morale se réfugient derrière la liberté de choix, de consommation, le libre arbitre en somme, qui ne serait, bien évidement, réellement permis que dans une société enfin libérale : « s’ils consomment de la merde (et donc aussi en crèvent), ou se laissent influencer, c’est de leur faute ». (En discours gauche Casa, ça se traduit par « salauds de pauvres ».)

Pourquoi fuient-ils ce débat ? Tout simplement parce que ça remettrait en cause leurs choix de société, leurs soit disantes valeurs, et pour beaucoup, les modèles économiques qu’ils défendent et leurs emplois, valeurs boursières et autres portefeuilles de rentes !

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Dès le berceau, les enfants baignent dans une soupe télévisuelle, avec des personnages amicaux qui leur vendent des céréales pleines de pesticides, des yaourts aux parfums de synthèse, des barres sucrées pleines de sirop de glucose, sirop de céréales, imbibés d’additifs de toutes sortes, des graisses végétales hydrogénés, de la « musique » de synthèse préformatée etc.

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Dès trois ans, les mômes se retrouvent dans les rayons des grandes surfaces à hurler qu’ils veulent les jouets des boîtes de céréales aux OGM, les peluches, les jouets, les habits et tous les sous-produits de leurs héros télévisuels, pleins de phtlates, de PVC, d’alkylphénols et autres paraffines chlorées

« Morale » disent-ils ?

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À la préadolescence, nos enfants sont inondés d’images et de sons, toujours par les mêmes médias, qui les invitent à adopter des tenues vestimentaires, des comportements et des codes sociaux hypersexués : maquillages, jupes ras la touffe, nombril affiché, pantalons taille basse, décolletés, bijoux et tatouages du même style que ceux que portent les adeptes de percieng etc.

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Pour des femmes, on peut trouver ça plaisant, débile ou amusant, en revanche, voir des gamines de douze ans, en pleine formation et éveil sexuel, prendre des poses suggestives dans des tenues très légères et maquillées avec des lèvres luisantes… Ça a profondément le dont d’être énervant.

C’est obscène, dans le vrai sens du terme. Et où vont-elles chercher tout cela ?

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Imitent-elles les adultes ?

Non ! Ce sont en premier lieu des adultes, spécialistes de communication et de marketing, qui leur concoctent des plans médias sur mesure pour leur matraquer et leur vendre stars, musique, fringues, malbouffe et autres produits…

Et pour qui bossent ces adultes, pour le coup réellement et dangereusement irresponsables ?

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Quand N. Sarkozy déclare que la France se porterait mieux avec davantage de personnages comme Bolloré, salue les grands travailleurs (!) que sont ses amis (Bouygues, Bolloré, Lagardère etc.) j’ai du mal à me ranger à son avis lorsque je zappe sur Direct 8, que je regarde les programmes parsemés de publicités de TF1, de TiJi et autres chaines destinées à la jeunesse comme les chaînes musicales, M6, Europe 2 TV, les radios telles que SKY, NRJ et tous leurs sites Web ciblés pour les jeunes qui font de la pub systématiquement pour des sites de rencontre, et tous les magazines en papier glacé qui dégoulinent des rayons presse magazine…

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Soutenir Sarkozy, cette droite décomplexée à la morale à géométrie variable, c’est aussi trouver tout ça très bien, c’est approuver cette façon de faire du fric, de valoriser son portefeuille d’actions !

Chacun sa définition de la morale

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P.-S. : Je ne sais pas vous, mais quand j’arrive à la fin de cette note, j’ai la nausée…

À l’abordage !

Pendant des années j’ai régulièrement acheté The Economist, un hebdomadaire britannique particulièrement bien renseigné mais aussi, et surtout, un porte-drapeau international très influent de « l’ultra libéralisme ». Je ne me suis jamais résolu à m’abonner, j’avais du mal à me faire à cette idée de cofinancer un point de vue aussi cynique et élitiste, version policée du monde selon Rupert Murdoch

Les années passent, vivre loin de la ville et des kiosques à journaux me font de plus en plus réfléchir sur le sujet. Si je n’ai aucune hésitation à m’abonner au Plan B, à CQFD ou à d’autres publications (Politique Africaine, Harper’s ou The Nation etc.) j’ai encore beaucoup de mal à me résoudre à soutenir malgré moi les spin doctors, qu’ils soient français ou d’ailleurs.

Il en est un qui est né en France il y peu, et qui tend, comme The Economist mais en beaucoup plus médiocre, à aboyer sur tout ce qui peut représenter une forme de solidarité, de justice sociale, de services publics, le filet de bave aux lèvres : Challenges.

D’ailleurs l’apparition de cet hebdo n’est-elle pas à la montée de la « droite décomplexée » incarnée par la garde rapprochée de N. Sarkozy, ce que la poussée d’acné est à la montée d’hormones des ados ?

Bref, mettant quotidiennement en application le leitmotiv de Gilles Balbastre : « nommer l’ennemi », je suis souvent avide des médias utilisés par nos adversaires, pour décrypter les discours, la désinformation et les mensonges de la « volaille qui fait l’opinion ». J’ai bien TF1 et M6, ou encore Direct 8, BFM etc. mais niveau presse, mes rares déplacements à la ville ne me permettent pas de suivre avec assez de régularité « l’état de la France » selon ces petits soldats de la mondialisation heureuse.

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Arrivée dans ma boîte aux lettres via le fichier des gérants de sociétés (dirigeants préfèrent-ils car c’est un mot qui émeut jusqu’à l’orgasme ces oxyures), une proposition qui dans l’optique susmentionnée, a eu de quoi éveiller mes sens toujours en alerte :

« L’économie s’accélère. Elle est chaque jour plus présente dans notre vie […] émergence de la chine, mondialisation des échanges […] évolution des marchés financiers et de l’emploi…
[…]
Chaque semaine, nos journalistes, nos experts : Patrick Artus […] Christian de Boisseau […] Michel Pébereau […] nos éditorialistes : J-M. Colombani, J. Boissonnat, R. Soubie et nos analystes financiers vous permettent, par leurs regards croisés de décoder les nouveaux enjeux économiques.
[…]
Avec une maquette élégante CHALLENGES vous fera découvrir tous les acteurs qui marquent la vie des affaires […] conquièrent des marchés.
[…] Au plaisir de leur lecture s’ajoutera la certitude d’être au courant des faits qu’il ne faut pas ignorer. 
»

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Devant une telle débauche d’arguments si pertinents, si inattendus, si puissants, si novateurs…
Comment résister ?

Soyons fou. Je me suis abonné…
À l’abordage !

Vacances, j’oublie tout…

Les petits sont chez « papy & mamy », pas loin de la mer, ça les change des hauts plateaux ardéchois… Et comme je voulais passer du temps avec eux hors de la maison, je suis venu passer quelques jours ici après les obsèques.

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J’en profite pour acheter ma fille en la sortant tous les soirs, par exemple en l’emmenant voir tous les « blockbusters » au multiplexe du coin… Ce qui fini souvent en longue conversation avec elle sur l’état de la porcherie à la fin des projections, épiphénomène inhérent au niveau intellectuel (ce terme a-t-il même un sens dans ce contexte) de la faune qui fréquente assidûment ce genre d’endroit.

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C’est particulièrement réconfortant de constater qu’elle est aussi dégoûtée que moi, et que les rires gras des ados mâles (et des adultes qu’ils deviennent) n’attirent plus son attention que pour un haussement d’épaule. C’est déjà ça de gagné…

Lundi, nous avons vu en « avant première » le dernier Disney/Pixar : Ratatouille. Bon, c’est du Pixar…

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est l’étrange proximitée d’Ego (le critique culinaire) avec le big boss Steve Jobs qui justement, a la réputation d’être un vrai Duplo (un gros Légo si vous voulez).

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Sachant que c’est en plus un amoureux de Paris, que c’est un « mal aimé », un végétarien… Moi je trouve la caricature frappante, mais bon. Sinon, cette histoire à comme un arrière-goût de Ben, le film éponyme à la chanson de Mickaël Jackson — période Motown donc encore sympa, pour ceux qui ne connaissent pas.

Les Américains, et en particulier le boss donc (cf ci dessus) aiment à fantasmer un paris romantique à la Ella… (…Fitzgerald : I Love Paris). Si vous voulez vous en convaincre, allez donc faire quelques pas à la butte Montmartre, au Trocadéro ou traîner sur le trottoir voir ceux qui vont se donner des sensations fortes en croyant s’encanailler aux alentours du Moulin Rouge.
J’en profite d’ailleurs pour lui transmettre justement un message de ma fille : « pourquoi mon papa il n’a pas de vacances ? ». Je veux bien aller passer mes vacances chez lui justement, s’il aime la vraie ratatouille*… Ou mieux, des poivrons grillés* à l’huile d’olive et à l’ail (voir ci-dessous)…

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Être dans la maison sans être le parent en charge me permet de me consacrer sans vergogne à mon travail tout en pantouflant à table (enfin pas trop non plus, j’ai ma dignité, et j’ai du mal à ne pas faire quelque chose chez mes hôtes*) ou pour jouer avec les enfants. Je me laisse faire, c’est les vacances, enfin, pas pour moi mais c’est bien que les enfants aient cette impression.

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Il y a un autre intérêt pour moi dans ce petit séjour annuel dans l’arrière-pays biterrois : c’est l’occasion d’aller traîner mes espadrilles dans les centre commerciaux, histoire de ne pas oublier ce contre quoi je me bats. Confirmation, si besoin était : il y a toujours autant de produits impropres dans les rayons, et toujours plus de gens pour les mettre dans leurs chariots. Tout va bien donc. Notre nouveau président va donc pouvoir allègrement dépenser des fonds publics pour compenser le surpoids, les cancers, les allergies, les crédits etc.

Il y avait bien comme une petite gêne l’autre matin lorsque j’examinais comme il se doit l’emballage du tube de « fromage frais parfumé au goût de fruits » à la recherche de la composition et du lieu de production, et qui sert de petit-déjeuner au petit quand il est chez papy et mamy.

Comme je ne suis pas chez moi et que je suis bien élevé, je me contente d’être un ethnologue curieux, décontracté, souriant et observateur.

Par contre, pour faire suite à une houleuse discussion avec mon père sur ce que j’estime être de la co-responsabilité/culpabilité des industriels de l’agroalimentaire, dans vingt ans, si je suis encore là et que mes enfants ont le cancer, je brûlerai sans remords la cervelle de ceux qui geindront en disant qu’ils ne savaient pas…

P. S. : Ce soir, nous sommes allés voir en « avant-première » le film « Les Simpsons ».
Compte tenu de l’histoire du film, il y avait de quoi être songeur en traversant les immondices pour sortir de la salle à la fin de la projection…

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