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AREVA : « L’énergie au sens propre »

Il y a une publicité qui a le don d’être exaspérante, c’est celle d’Areva (vous pouvez la regarder en entier en cliquant ici).

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Pourquoi tant d’énervement ?

- Parce que c’est du nucléaire ? Oui, mais… Non.

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- Parce que l’on y voit la finalité de la filière énergie nucléaire selon Areva : une bande de djeuns se trémoussant de nuit (c’est un cours de danse il parait) dans les immeubles hi-tech d’une ville moderne (de chine) éclairée comme en plein jour ?

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Non. Ça aurait pu être ça. On a d’ailleurs le même problème avec les éoliennes mais ça sera peut-être un jour l’objet d’une note.

Non, c’est parce que la pub démarre sur ça :

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Sans présager des conditions d’exploitations des mines au Canada… Exit une autre partie moins reluisante des petites affaires d’Areva, pourtant toutes aussi importantes : l’exploitation de mines au NigerAreva est le premier employeur (!) après l’état nigérien. Et puis, quand on exploite des mines dans de telles conditions, on n’a pas envie que ça figure dans sa communication !

Ah ? Pardon, excusez-moi. Oui ? Mmmmhhh…
On me dit que les mines du Niger, c’est pour le nucléaire militaire…

Donc ce n’est pas pareil du point de vue environnemental et social ?

Jugez plutôt :

Témoignage d’un reporter de la BBC, accessible sur le site dissident-media.org :

« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main-d’œuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

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Et à lire les rapports de la CRIIRAD concernant les difficultés faites aux missions du 20 avril 2005 et du 19 décembre 2003, pour tenter d’y voir clair sur les conditions d’exploitations, on peut être certain que ce n’est pas le genre de sujets que l’on va mettre dans une publicité destinée au public occidental.

Le pompon restant quand même ce petit commentaire de la part de Didier Gay, en mission commerciale pour le compte d’Areva en vue d’établir un rapport sur les conditions d’exploitations et qui avoue que « La question sanitaire des travailleurs n’a pas du tout été abordée. »

Circulez, y’a rien à voir.

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Si la France ne tire aucun bénéfice de ses relations commerciales avec l’Afrique, comme le déclare Nicolas Sarkozy, le renouvellement du contrat d’Areva avec le Niger à de quoi laisser songeur, comme le pointe Guy Labertit dans un article publié sur Le Monde et repris par The Guardian Weekly :

« Le groupe français Areva vient de renouveler ses contrats miniers avec le Niger. Avec effet rétroactif au 1er janvier, Areva enlèvera ou achètera cette année dans ce pays plus de 3 000 tonnes d’uranium métal à 40 000 FCFA (61 euros) le kilo contre 27 300 (42 euros) à ce jour, soit une augmentation de l’ordre de 50 %.

Pourtant, ce prix est à peine le tiers de celui pratiqué aujourd’hui sur le marché spot (126 000 FCFA, soit 192 euros). »

Qui a dit que la françafrique c’était fini ?

La morale « décomplexée »

Un des sujets récurrents lorsque l’on débat de problèmes de sociétés avec ceux qui ont joyeusement voté pour N. Sarkozy, c’est celui de la « morale ».

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Par exemple, ça revient souvent quand on évoque le rôle des parents dans une société ou les valeurs de la jeunesse seraient de plus en plus décadentes

Dans ce genre de discussions, on note une prise de distance rapide des Sarkozystes revendiquant une morale conservatrice, dès que l’on évoque le consumérisme effréné, la folie des marques, la précarisation des adultes, l’injection massive de déjections télévisuelles et radiophoniques dans les cerveaux sans cesse plus disponibles d’enfants — et tout particulièrement l’offensive commerciale massive auprès des très jeunes, des études ayant montré qu’implanter les marques dans les cerveaux des enfants de moins de cinq ans favorisait une image positive de la marque durant toute la vie du futur consommateur.

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Bref. Pour les Sarkozistes, les problèmes de comportement sociaux à l’école et dans la vie sont dus à de la mauvaise graine qu’il faut éradiquer de la société, à des valeurs décadentessurtout celles issues de mai 1968, et évidement celles de gauche etc. en évitant soigneusement d’aller jusqu’au bout du raisonnement : à qui profite la vente de la médiocrité ?

Qui pousse la société dans ce sens ?

Hé oui ! C’est facile d’aller dire que les mômes sont de plus en plus violents et irrespectueux et que c’est sans aucun doute dû au laxisme de parents défaillants et indignes (de recevoir les aides sociales ?) poussés en ce sens par les valeurs décadentes de la gauche et sa culture de l’assistanat etc. ; plutôt que de s’intéresser aux valeurs abjectes que l’on vend à des « consommateurs » de plus en plus jeunes, et des conséquences que cela peut avoir sur leurs comportements citoyens, et d’une manière générale, sur l’évolution des mentalités de la société.

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De fait, dès que l’on aborde cette question et que l’on creuse, ces parangons de la morale se réfugient derrière la liberté de choix, de consommation, le libre arbitre en somme, qui ne serait, bien évidement, réellement permis que dans une société enfin libérale : « s’ils consomment de la merde (et donc aussi en crèvent), ou se laissent influencer, c’est de leur faute ». (En discours gauche Casa, ça se traduit par « salauds de pauvres ».)

Pourquoi fuient-ils ce débat ? Tout simplement parce que ça remettrait en cause leurs choix de société, leurs soit disantes valeurs, et pour beaucoup, les modèles économiques qu’ils défendent et leurs emplois, valeurs boursières et autres portefeuilles de rentes !

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Dès le berceau, les enfants baignent dans une soupe télévisuelle, avec des personnages amicaux qui leur vendent des céréales pleines de pesticides, des yaourts aux parfums de synthèse, des barres sucrées pleines de sirop de glucose, sirop de céréales, imbibés d’additifs de toutes sortes, des graisses végétales hydrogénés, de la « musique » de synthèse préformatée etc.

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Dès trois ans, les mômes se retrouvent dans les rayons des grandes surfaces à hurler qu’ils veulent les jouets des boîtes de céréales aux OGM, les peluches, les jouets, les habits et tous les sous-produits de leurs héros télévisuels, pleins de phtlates, de PVC, d’alkylphénols et autres paraffines chlorées

« Morale » disent-ils ?

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À la préadolescence, nos enfants sont inondés d’images et de sons, toujours par les mêmes médias, qui les invitent à adopter des tenues vestimentaires, des comportements et des codes sociaux hypersexués : maquillages, jupes ras la touffe, nombril affiché, pantalons taille basse, décolletés, bijoux et tatouages du même style que ceux que portent les adeptes de percieng etc.

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Pour des femmes, on peut trouver ça plaisant, débile ou amusant, en revanche, voir des gamines de douze ans, en pleine formation et éveil sexuel, prendre des poses suggestives dans des tenues très légères et maquillées avec des lèvres luisantes… Ça a profondément le dont d’être énervant.

C’est obscène, dans le vrai sens du terme. Et où vont-elles chercher tout cela ?

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Imitent-elles les adultes ?

Non ! Ce sont en premier lieu des adultes, spécialistes de communication et de marketing, qui leur concoctent des plans médias sur mesure pour leur matraquer et leur vendre stars, musique, fringues, malbouffe et autres produits…

Et pour qui bossent ces adultes, pour le coup réellement et dangereusement irresponsables ?

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Quand N. Sarkozy déclare que la France se porterait mieux avec davantage de personnages comme Bolloré, salue les grands travailleurs (!) que sont ses amis (Bouygues, Bolloré, Lagardère etc.) j’ai du mal à me ranger à son avis lorsque je zappe sur Direct 8, que je regarde les programmes parsemés de publicités de TF1, de TiJi et autres chaines destinées à la jeunesse comme les chaînes musicales, M6, Europe 2 TV, les radios telles que SKY, NRJ et tous leurs sites Web ciblés pour les jeunes qui font de la pub systématiquement pour des sites de rencontre, et tous les magazines en papier glacé qui dégoulinent des rayons presse magazine…

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Soutenir Sarkozy, cette droite décomplexée à la morale à géométrie variable, c’est aussi trouver tout ça très bien, c’est approuver cette façon de faire du fric, de valoriser son portefeuille d’actions !

Chacun sa définition de la morale

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-
P.-S. : Je ne sais pas vous, mais quand j’arrive à la fin de cette note, j’ai la nausée…

Pas votant s’abstenir de la ramener !

Passé les premiers haut-le-cœur, il faut bien souffler un peu et essayer de faire le bilan.

On savait déjà le cynisme de la nouvelle « droite décomplexée », celle qui n’hésite plus à s’identifier à la « France qui avait choisi le camp des vainqueurs », celle des élites et des parvenus populisant leurs discours pour récolter les voies des poujadistes et des médiocres, amers recalés pour n’avoir pas travaillé à l’école (ce sera d’ailleurs l’objet d’une longue note dans quelques jours).

On savait le parti socialiste autiste et ne sachant plus quelle direction prendre pour se raccrocher à un train, quel qu’il soit, « libéral démocrate », « social démocrate » ou « centre gauche », enfin tout et son contraire mais sans rien comprendre et sans rien entendre d’autres que ses gargouillements intestins.

On se « réjouissait », d’une certaine façon, de l’agonie d’un PC totalement hors circuit, et de son corollaire de syndicalisme vieille garde, celui des fonctionnaires qui se syndiquent pour obtenir qui une mutation, qui un changement de statut, qui telle ou telle bonification… En espérant que la majorité des fonctionnaires reprendrait la parole et le combat pour proposer des services publics rénovés et modernes.

On savait la France globalement à droite quand il faut faire, et presque à gauche quand il faut parler…

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Avec la répétition du je-m’en-foutisme de 2002, on sait finalement que ceux qui tendent le cou et froncent les sourcils pour défendre « la gauche », le « social » et « l’état républicain » sont majoritairement des larves de droite complexées et des hypocrites : au fond, ils sont bien d’accords avec la « droite décomplexée » et lui laisse faire le sale boulot, pour pouvoir rester dans leur posture de bobos privilégiés, et se réclamer, se déclamer,« en lutte » mais seulement dans les heures ouvrées…

Lorsque le gouvernement scélérat et sa chambre d’enregistrement passive, tous deux parfaitement légitimes, démantèleront un à un les derniers pans de ce qu’il restait de l’état, ce « peuple de gauche » égoïste descendra dans la rue contester les mesures contre lesquelles il n’a pas voté. Je ne pleurerai pas et je regarderai ailleurs quand ils tomberont à genou sous les coups des forces « de répression » :

Vous n’aviez qu’à voter.

Le nouveau Messie…

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Ils l’ont accueilli comme le Messie… l’Agneau de Dieu ?

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Le chemin à parcourir pour convaincre que ce ne sont pas les autres qui sont responsables, mais nous-même est encore long.

La « gauche » fait encore plus peur que la droite ! Un comble…

P.S. : Salut, ça faisait un bail…

Alter…

Hier il y avait une réunion publique « Osez Bové » à Pont d’Ucel (Ardèche).

Ce fut un gros succès et il faut remercier les organisateurs qui ont fait un super boulot de préparation.

Au menu : Les Zapatristes, des interventions locales (avec intermèdes musicaux de Pierre Gaudé) de Pierre-Yves Maret, paysan, Nadia Kurys, à propos des droits des étrangers, Pascal Waldschmidt, à propos des services publics et Jean-Louis Chopy d’ATTAC…
La soirée s’est conclue avec des interventions des porte-paroles nationaux : Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), de Monique Dental (militante féministe, Ruptures) et de Raoul-Marc Jennar, altermondialiste (URFIG)

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J’ai distribué des petits « Flyers » (je n’avais pas assez d’exemplaires de CQFD, du Plan B, de La Décroissance et de L’âge de faire) et puis surtout, des livrets des Renseignements Généreux, notamment sur la « Françafrique » et ils sont partis comme des petits pains :D

Lettre ouverte à François HUMBLOT

Lettre ouverte à François HUMBLOT, suite à sa lettre ouverte adressée à Ségolène Royal, et publiée le 23 février sur le site besoindair.fr.

*PDG d’HUMBLOT-GRANT ALEXANDER

Monsieur,

Je lis avec attention votre lettre ouverte à Ségolène Royal, et, en qualité de tout petit entrepreneur, je me permets de réagir à vos propos qui concernent LES entreprises et l’emploi.

En tant que tout petit entrepreneur, j’ai compris très tôt qu’en France (que j’ai connu après de nombreuses années en Afrique subsaharienne) les valeurs du travail, du respect des lois et des règles du marché, étaient bien souvent érigées en revendications pour la société, et systématiquement bafouées dans la pratique. Le terme de « république bananière » dont mes compatriotes affublaient les pays dans lesquels j’ai vécu, a pris un surprenant éclairage quand j’ai découvert mon pays…

C’est en effet une gageure pour un entrepreneur que de vivre et de faire vivre son entreprise exclusivement de son travail dur et honnête, de qualité, sans travail au noir, sans bidouilles fiscales, sans manger aux multiples offres d’arrangements offertes par des systèmes où se mêlent fonds publics décentralisés et porteurs d’affaires ou conseils en tous genres (formation, consulting, études etc.).

Oui, dur de simplement faire son travail, à fond, en cherchant à améliorer la qualité, en se formant.

Plus on travaille et plus on fait du bon travail, plus ça devrait marcher non ?

Et bien non.

Tout comme nombre de gens ayant un « esprit libre », un esprit d’entrepreneur, ne voulant pas faire comme tout le monde, je me suis alors tourné vers l’étranger… À ceci près, que ma démarche, au lieu de m’expatrier, a consisté à trouver des clients exclusivement à l’étranger. Aujourd’hui, je produis un service dans un secteur « compétitif » exclusivement à l’exportation. Pourquoi ?

Pour répondre à cette question, il faut répondre à celle-ci :
Qu’est-ce qu’être une TPE, une PME en France ?

C’est bien souvent être à la fin d’une longue chaîne de sous traitance avec des décisions souvent non négociées, imposées avec comme seul cadre relationnel : « à prendre ou a laisser (même quand cela va à l’encontre de la qualité), si vous ne le prenez pas il y en a d’autres qui attendent ».
C’est attendre jusqu’à parfois quatre mois le paiement des travaux fournis, quand ils ne sont pas contestés au moment du paiement pour essayer de gagner encore du temps.
C’est souvent ramasser les miettes de gros groupes qui sont devenus les fournisseurs attitrés de l’état et des collectivités via un code des marchés publics taillé sur mesure pour eux.
C’est être un pion dans le système féodal des relations ambiguës de la politique et des affaires, amplifiées de manière invraisemblable par la décentralisation…
C’est la pratique courante de commissions iniques, de marges arrières, de contreparties obligatoires, d’emplois imposés ou d’emplois fictifs de la part de donneurs d’ordres…
C’est assumer tous les risques et les engagements des relations employeur/salarié, employeur/organismes collecteurs et entrepreneur/banques en lieu et place des managers et des dirigeants des groupes qui n’assument plus que les dividendes versés à des actionnaires, alors que les bénéfices desdits groupes ont été le fruit de l’investissement, du dévouement, de la démarche qualité et du labeur de chaînes de production tendues pour fournir le meilleur d’elles-mêmes…

Précariser encore davantage les employés de ces PME, c’est admettre que ce système est normal et acceptable** et c’est accentuer encore la pression sur les patrons de ces TPE et de ces PME !

Dans les très petites entreprises comme vous le dites si bien, on ne demande pas d’aides publiques, on travaille dans la production autant que nos salariés, on ne peut compter sur aucun organisme financier, aucune banque, aucun investisseur, aucun soutient…
Mais on veut des écoles pour nos enfants, des infrastructures de transport et d’énergie efficaces et désintéressées, des universités et des hôpitaux parce que justement, on sait ce que c’est que de ne pas avoir les moyens d’aller dans les structures privées, pourtant grassement soutenues par des fonds publics.

Nombre des propositions de Mme Royal sont bien sûr des inepties qui prouvent, une fois de plus, le problème que pose un système de pensée basé sur l’idéologie, alors que nous avons besoin de pragmatisme, de raison, de justice, d’humanisme. Le pendant de son vide sidéral ne doit pas pour autant être un suicide collectif au nom d’une autre idéologie, communément appelée « ultralibérale », qui a mené le monde jusqu’ici dans une fuite en avant mortelle…

À moins de n’en fréquenter que les quelques kilomètres carrés privilégiés et hors de toute réalité, il n’y a qu’à contempler l’état de ce monde pour mesurer le cuisant échec de cette doctrine !

Vous demandez à Mme royal d’être lucide ?
L’autocélébration de votre réussite vous porte-t-elle donc à croire que vous êtes vous-même plus lucide en nous demandant de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ?

Que les grands « capitaines d’industries », « les investisseurs », les « financiers », reconnaissent à son juste prix le TRAVAIL (!), les compétences, la créativité, la productivité des hommes et des femmes qui travaillent !

Jouons la concurrence lorsque c’est nécessaire, et pas seulement pour augmenter indéfiniment des marges déjà largement bénéficiaires.

Pour un homme ou une femme produisant ou transformant des produits, ou produisant des services aux entreprises et aux personnes, en France, combien d’hommes et de femmes y a-t-il pour évaluer la rentabilité de ces premiers, produire d’innombrables études sur la possibilité de baisser tel ou tel coût, délocaliser, démultiplier les transports etc.

Quel est le coût réel de cette pratique de l’économie ?

Les pratiques de la grande distribution sont à ce titre exemplaires : combien de productions délocalisées à l’autre bout du monde uniquement pour augmenter les marges des distributeurs, et non comme c’est répété sans fin, pour survivre. Un mal qui tend à la schizophrénie en poussant de surcroît les consommateurs à acheter toujours moins cher les produits qu’ils produisent pourtant eux-mêmes pour se retrouver finalement eux-même sur le carreau…

Il en va de même pour les marchés publics : Que les grands « capitaines d’industries » fournisseurs de l’état acceptent aussi de moins ponctionner ce dernier (tout en feignant de dénoncer le gaspillage dans leurs propres médias) et redistribuent mieux cette manne, de manière juste et pérenne, vers l’ensemble de leur chaîne de production…

L’idée selon laquelle les travailleurs français ne sont pas compétitifs est en soit un piètre renoncement : ils seront toujours plus chers tant qu’ils n’auront pas atteint le prix plancher d’adolescents ou de jeunes étudiants indiens ou sri-lankais… Est-ce donc cela le seul horizon qu’un visionnaire qui revendique d’être lucide est capable de proposer à des masses de travailleurs qui ne demandent qu’à donner le meilleur d’eux-mêmes ?

Je suis un entrepreneur dans l’âme, fourmillant d’idées, de désir d’avancer, de projets. Parce que je suis constamment dans l’effort de la création, de la production, le temps passe vite, très vite. Je me nourris donc de mes échecs comme de mes réussites sans jamais oublier que je suis mortel et que le monde que nous laissons à nos enfants, c’est celui que nous construisons nous-mêmes ! Dans mon entreprise, je crois sans réserve au travail, au dévouement, à l’intelligence, à la créativité, à la recherche, à l’apprentissage permanent…

Je ne demande jamais d’aide à l’état, mais j’exige qu’il joue son rôle pour assurer une organisation juste et cohérente de la société, de jouer son rôle de solidarité, de péréquation des ressources et de contrôle des abus, d’où qu’ils viennent !

Voici, Monsieur, quelques réflexions.

J’ai toujours essayé de donner le meilleur de moi-même pour créer de la richesse collective. Je suis sur un marché international, dématérialisé et en tension permanente. Je sais ce que c’est que de devoir assumer une baisse de marché de 60 % en 2 mois, d’être obligé de licencier et de ne plus prendre de rémunération pour assurer la survie de mon entreprise.

De grâce, ouvrez les yeux sur le monde qui nous entoure, et cessez nous demander de nous tirer des balles dans les pieds. C’est notre avenir qui est en jeu, et celui de notre beau pays dans un monde qui agonise.

Croyez, Monsieur, à tout mon profond et sincère respect.

** Ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de pays qui encadrent de manière beaucoup plus juste les relations donneurs d’ordres — sous-traitants.

Du vote utile…

Et revoilà le vote utile, le PS est finalement aussi sournois que l’UMP dans sa logique de la peur :
http://www.liberation.fr/rebonds/234542.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

À cela, je réponds ceci :
http://www.leplanb.org/page.php?sommaire=6#sommaire
« Comment le PS a réformé les services publics. »

Outre la peur d’avoir l’un des deux fascistes (raison qui empêche certains maires de gauche de donner leur signature pour José Bové) il y a aussi un débat dans les collectifs sur le fait de savoir s’il faut appeler à voter Royal au 2nd tour…

Et j’ajoute, comme j’ai tenté de l’expliquer dans le collectif d’Aubenas ce soir :

Dans les deux cas, cela renvoie exactement aux mêmes responsabilités (!) que ce que nous avons eu en 2002 :

Le PS nous a insulté en n’écoutant pas les raisons pour lesquelles nous avons désavoué Jospin, et tente de nous faire peur avec le vote utile. C’est une manipulation de sa part qui en dit long sur le fait qu’il n’a fondamentalement pas changé :

Nous n’avons pas à céder à cette pression pour une raison toute simple : si le peuple de gauche est « majoritaire » en voix en France (moins celles de Lepen), il n’a aucune raison de voter à reculons pour avoir un seul candidat qui ne le représente pas. N’oublions pas que le président ne peut rien sans un gouvernement qui lui ne peut rien sans… Un parlement ! Le vote utile fera que pour les législatives, nos voix, nos valeurs ne seront pas comptabilisées et que donc, le PS se retrouvera majoritaire à l’assemblée nationale parce qu’il s’appuiera sur le premier tour des présidentielles pour imposer ses candidats.

Mobiliser les gens uniquement autour des présidentielles, en essayant sous la pression de les faire voter utile, c’est les démobiliser pour les législatives alors que c’est là que se jouent les vrais enjeux, les lois des vraies réformes !

Si le peuple de gauche n’avait pas déserté les urnes aux législatives de 2002, nous n’en serions pas là. Le vrai problème de 2002 n’a pas été le choix entre Chriac et Lepen, le vrai problème de 2002 a été une majorité écrasante d’un seul parti à l’assemblée ! Où était le « peuple de gauche » qui était dans les rues entre les deux tours quand il a fallu élire ceux qui votent les lois ?

Ce point est crucial : l’UMP s’est assis avec un affront d’airain sur la démocratie parce qu’il avait la majorité à l’assemblée nationale, il n’était même pas utile de discuter une loi… Elle était là la dictature. Quelle place et quel respect pour les autres tendances du pays ? « Aucune, fallait voter pour les députés bande de cons ! »

Scénario du « pire » : si nous avons le choix entre Sarkozy et Lepen à l’issue du premier tour, Sarkozy sera président. Nous n’aurons que faire de lui : Si nous restons aussi mobilisés aux législatives qu’aux présidentielles, le parlement pourra quand même être majoritairement à gauche, avec un pourcentage de 15 % ou plus de la vraie gauche… Que pourra faire Sarkozy ? ben il ne pourra rien faire ! D’autant qu’il aura au moins 15 % d’UDF !

Le scénario que veulent faire aux Français le PS et l’UMP c’est : démobilisez-vous et votez utile aux présidentielles… Exit les législatives… Et là, il ne nous restera que la rue…

Non seulement on veut nous voler le premier tour mais surtout, on veut nous voler le 3eme tour, celui où on transforme l’essai.
Il n’y a pas de raison d’avoir peur !

Si Ségolène veut nos voix, il faudra qu’elle fasse amende honorable pour le mépris que le PS a eu en signant les traités européens de libéralisation des services publics, pour le mépris qu’il a eu par son autisme face aux raisons pour lesquelles Jospin a été désavoué, et enfin, pour le mépris qu’il a eu face à notre refus d’une Europe marchande (et pas de l’Europe comme il a eu le culot de dire)…

À bon entendeur…

Des antilibéraux et des altermondialistes :

« Utopistes », « irréalistes », « passéistes »…

« Trotskistes », « communistes », « léninistes », « staliniens »…

« Droit-de-lhommiste », « doux dingues » ou « irresponsables », c’est selon…

« Pédés », « écolos de merde »…

Les amalgames, les qualificatifs orduriers ou condescendants dont nous affublent tous ces gens très sérieux et très honnettes, qui mettent joyeusement le monde à feux et à sang au non du réalisme de la vie, de l’économie, se balayent d’un regard :

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Ne perdons pas de vue l’essentiel.

Sainte Parisot

L’ange Parisot est passé ce matin sur France Inter


On ne vit décidément pas dans le même monde.

Pas un mot sur :
Les marges de la grande distribution et les centrales d’achat, la malbouffe subventionnée, les OGM, la pollution de l’agriculture intensive, les grandes entreprises familiales et leur comportement de prédateurs en Afrique, les grandes entreprises et leur comportement de prédateurs sur les PME françaises, les marchands de canons qui pompent le budget de l’état, la pression exercée sur les sous-traitants (on a pourtant effleuré le cas BTP), l’équilibre énergétique et la baisse des consommations futiles, les conséquences environnementales de « l’économie de marché » libre, la spéculation immobilière qui ruine les ménages, le démantèlement des services publics, les transports collectifs…

Pas un mot sur… Les enjeux !

En fait pas un mot sur tout ce qui pourrait recréer des centaines de milliers d’emplois locaux et économes en énergie tout en faisant pourtant baisser le PIB. C’est simple à faire mais pour cela il faudrait accepter de rémunérer à son juste prix le… Travail ! Paradoxal non ?

C’est étrange, mais à l’entendre, c’est comme si elle était à la tête d’une organisation dont les membres sont des bisounours !

Union sacrée du Mépris Populiste et de la Gauche Casa ?

Depuis des décennies, nous avons droit à un dialogue de sourds entre d’un côté des individus et des groupes fortement préoccupés par le sens de la vie et la nécessité de limiter notre impact sur l’environnement, et de l’autre une machine infernale souverainement méprisante, qui a toujours ricané avec mépris, traitant les premiers d’idéalistes, de doux rêveurs, de doux dingues, d’incompétents, bref, de gens pas sérieux qui feraient mieux de se réveiller.

Et de fait, malgré les petites propositions disséminées çà et là pour faire bonne figure, force de constater, que le pli, est bien loin d’être pris : obnubilé par les méthodes d’analyses économiques les plus « sérieuses » et les plus « réalistes » nos professionnels de la candidature naviguent à vue au grès de sondages pilotés par les marchands du temple.

Quand bien même une étude de leurs pairs leur démontre que le mur est en face et que même d’un point vu économico-marchand, que cela n’est pas viable à court terme, le calcul partisan à très court terme reste plus fort.

Alors attention, là c’est sérieux hein. Là faut arrêter de faire les enfants et se serrer les coudes ! Allez hop, tout le monde d’accord… Je ne veux rien voir qui dépasse.

Nicolas Hulot :

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« Personne ne peut se sentir immunisé contre les conséquences des désordres économiques et climatiques, donc chacun devra prendre sa part de responsabilité. C’est ben l’esprit du Pacte écologique : qu’est-ce que l’on peut faire individuellement et collectivement, parce que la chose qu’il faut que nous sachions ensemble : d’abord, c’est complexe, c’est grave, c’est imminent et certains de phénomènes sont déjà amorcés, et que personne ne peut se sentir là où il est par un statut géographique économique et politique immunisé contre les conséquences de ce désordre. [… ] Nous n’avons que deux choix : ou nous laissons le temps nous dicter la mutation et ce sera tragique pour tout le monde, à commencer comme d’habitude par les plus démunis et les pays du sud, ou nous décidons, nous, notamment les pays du nord, d’opérer cette mutation parce que nous sommes sommés de changer, et c’est à nous de faire jaillir, ensemble, et pas séparément, parce qu’on peut pas se payer le luxe, une société ou économie et écologie soient compatibles, et nous avons la possibilité de le faire… Je ne suis pas convaincu que dans trente ans, ça soit encore à l’échelle de l’humanité. »

Il n’est pas si loin (est-il seulement révolu ?) le temps où les élus, les responsables « très sérieux » du monde de l’entreprise, des affaires, se plaisaient à ricaner en considérant de haut les « écolos ».

Aujourd’hui, tout le monde parle d’écologie, de développement durable… Nicolas Hulot a lancé son Défi pour la Terre et son Pacte Écologique, le rapport Stern (qui compte ce qui n’interresse que ceux qui comptent, et surtout pas des vies) révèle le coût économique que représente le mur vers lequel les industries nous précipitent depuis des lustres. Les élus se mettent à tenir des discours responsables, durables, écologiques ?

C’est tendance, et de gauche à droite, le discours sur l’environnement se fait de plus en plus présent. Et il ne faudrait pas politiser ? Que l’écologie transcenderait le clivage gauche droite ?

Ben voyons !

Nicolas Hulot :

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« Pardon, mais compte tenu de l’envergure, de l’échelle des enjeux, il me semble que l’on doit dépasser cela, et c’est tout l’esprit du pacte écologique, c’est qu’il faut qu’il y ait une espèce de surenchère de propositions. [… ] Le premier devoir des politiques, c’est d’acter ensemble, que cet impératif est là, et de dire que nous avons aujourd’hui probablement des solutions… »

Nous n’avons pas besoin d’un monsieur météo pour nous dire le temps qu’il fait dans notre jardin : pas besoin d’avoir fait l’ENA, HEC ou Harvard pour simplement ouvrir les yeux et contempler l’état social et environnemental du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ceux qui depuis des décénies alertent les médias et les politiques sur l’état du monde n’ont pas souvent été du côté du marché et de l’industrie, c’est un peu insultant de faire semblant de l’oublier.

Nathalie Kosciusko-Morizet :

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« Moi comme responsable de l’écologie dans mon parti, engagé dans l’écologisation de mon parti, parce que je suis convaincue de ce que disait Nicolas Hulot tout à l’heure, à savoir que le temps des alibis, des petits partis écologistes, spécialisés, à côté du grand parti de gouvernement, qui ne travaille pas sur lui-même, qui ne travaille pas sur le sujet et qui fait seulement une petite plate-forme à l’occasion d’une élection est fini. Et je crois, que nous avons essayé de faire ça depuis 2002, qu’il faut écologiser, notamment l’UMP, qui est mon parti […] C’est pas plus difficile à droite, je crois que la droite, la droite comme la gauche, on longtemps eu la démarche de ce petit parti alibi [… ] et nous avons choisi nous de travailler, et nous le montrons par exemple, avec le projet de l’UMP qui est sorti, qui est très solide sur toutes les questions écologiques et propose une véritable révolution écologique [NDR : à voir absolument, quelle rigolade, on finirait presque par croire que ce sont des altermondialistes ! ] , ce qui n’est pas du tout le cas du projet du PS. »

On remarquera donc la présence des deux leaders politiques du moment (exit les autres, pas invités) que sont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui ont effectivement acté de l’importance du sujet, et qui ont tenu par leur présence sur ce plateau et dans leurs prises de positions dans les médias à mettre en avant leur vision de l’écologie !

La droite, avec ses idéologues, ses entrepreneurs, ses capitaines d’industries, ses banques, ses financiers, ses traders, ses milices, ses armées, ses industriels, ses lobbies, ses paradis fiscaux, n’a jamais eu cure des humains, des êtres vivants, de l’environnement. Et il faudrait maintenant détourner le regard critique contre le capitalisme à la papa, le libéralisme, les marchés financiers et les industries criminelles pour « dépasser le clivage gauche droite » au nom de l’écologie ?

Bien sûr de nombreux idéologues, fanatiques, dictateurs ou manipulateurs qui se prétendaient de gauche ont aussi participé à la destruction massive de l’environnement, mais étaient-ils vraiment de gauche ?

La philosophie qui sous-tend l’écologie ne peut pas être de droite, elle s’oppose aux fondements même des valeurs de droite (élitisme, productivisme, croissance infinie, illusion que seule la science sous contrôle peut résoudre tous les problèmes etc.).

D’ailleurs, c’est bien connu, c’est de la faute aux écolos-cocos-gauchos, et pas de l’économie libérale, qu’il y a eu Bhopal, L’Amoco Cadiz, l’incendie du tunnel du mont-blanc, les guerres du Congo, les cancers de l’amiante, les morts et les milliers de contaminés d’Abidjan…

L’écologie ne peut pas s’accorder avec des valeurs qui priment les intérêts individuels, qui se conforment à des méthodes convenues et conservatrices, avec un renoncement du type que le meilleur gagne, quel qu’en soit le prix, et tant pis pour la casse, il n’y a pas de place pour tout le monde.

Jacques Attali :

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« Pourquoi Nicolas Hulot n’a pas trouvé nécessaire d’être à la tête du combat pour la constitution européenne, au moment ou elle a été en débat puisque que c’est pas la constitution européenne qu’on aurait pu créer l’instrument européen qui aurait permis aujourd’hui de se battre sur ce problème, comme sur d’autres, à l’échelle de l’Europe [NDR : donc Jacques Attali n’a pas lu la constitution, bel effort !] et non pas comme aujourd’hui on doit le faire malheureusement, à cause de l’échec de la constitution européenne, à l’échelle nationale. [… ] Je me méfie toujours d’une pensée unique, et je ne voudrais pas que la pensée unique monétaire, soit remplacé par une pensée unique écologique. Il y a beaucoup d’autres problèmes à 50 ans devant nous, celui-là en est un, l’humanité est comme un équilibriste qui peut tomber à gauche, si j’ose dire, dans le vide de l’écologie, et puis tomber à droite dans le vide de la violence. »

Notons donc que, pour Jacques Attali, une fois encore, si les Français ont rejeté le projet de constitution, ce n’est pas parce que c’était un fourre-tout abscon qui gravait dans le marbre une économie débridée, productiviste et inhumaine initiée par les traités précédents, mais parce qu’ils sont décidément trop cons et irresponsables. Oui, on reconnaît bien là le PS méprisant de François Mitterrand : « Salauds de pauvres » devrait-il conclure !

La gauche façon PS, gauche Caviar que l’on devrait plutôt renommer gauche Rabat, ou gauche Casa* (…blanca) est blindée niveau écologie avec ses bobos qui vont exploser leur bilan carbone pour passer des vacances très simples dans un pays authentique
Belle, la gauche cling-cling (du bruit des bijoux quand ils aplaudissent Nicolas Hulot) incapable de proposer autre chose que de se vendre au marché, en promettant de mettre quelques bouts de pensements ça et là sur les béances purulantes d’un monde en pleine autodestruction.

Jean Louis Bianco :

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« Je crois qu’il faut rendre hommage aux Verts, ils ont joué malgré leurs limites un rôle historique de précurseurs, mais je crois que pour le parti socialiste il est hors de question, en tout cas depuis un certain temps, de sous-traiter l’écologie à qui que ce soit, on doit prendre nos propres responsabilités. Et notre projet a été adopté avant que Nicolas Hulot ne se manifeste […] et que dit ce projet, ce projet dit qu’on est dans une impasse climatique, qu’on est obligé de changer, ce projet dit que le développement durable peut être aussi une source de croissance économique […] nouveaux par rapport aux moteurs traditionnels qui existent, qui sont l’innovation, la recherche l’éducation ou le pouvoir d’achat. »

Pouvoir d’achat ????

Le travailler plus pour gagner plus façon PS s’appelle pouvoir d’achat. On va augmenter le SMIC pour tous aller pousser nos chariots dans les grandes surfaces, qui, comme chacun le sait, sont les leaders en matière d’environnement…

Nicolas Hulot :

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« C’est quoi l’équation : dans une société qui jusqu’à présent était dans le culte de la croissance quantitative, comment fait-on pour que d’un côté, nous ayons une continuité de la croissance économique avec une répartition encore plus équitable des richesses, mais en organisant la décroissance d’un certain nombre de flux de matières ou d’énergies qui viennent à la rareté. Parce que comme l’a dit Paul Valéry : « le temps du monde fini commence ». On vient juste se rendre compte qu’on vit dans une planète ronde, et que dès lors qu’on vit dans une planète ronde, on vit dans un monde fermé et qu’on ne peut lui demander plus qu’elle ne peut nous donner. »

On vient de se rendre compte ? Elle est bien bonne celle-là ! Non, non, non !

Certains s’en sont rendu compte depuis bien longtemps et ont tenté par tous les moyens de se faire entendre, et c’est être bien méprisant que de les amalgamer avec des politiques en campagne et des acteurs économiques qui ne jurent, encore aujourd’hui, que sur la croissance et qui ont fait preuve d’un aveuglement et d’un mépris criminel !

La libre concurrence acharnée, le consumérisme, le dumping social sont des clefs pour comprendre les mécanismes qui mènent au pillage des ressources naturelles…

Pour conclure, je dirais juste à Nathalie Kosciusko-Morizet que l’UMP peut aller se faire voir au Congo, en avion privé affrété par les amis de son président ! Elle n’a pas suffisamment bossé sur son dossier, si elle croit vraiment à ce qu’elle dit, le vrai courage serait d’aller déchirer sa carte de l’UMP sur le bureau de son président !

Bref, on n’a pas le cul sorti des ronces avec des rapaces pareils…

*Comme ces poules bronzées qui roulent en 4 x 4 et qui vont dans une Biocoop, entre une mise en pli chez le coiffeur et une séance de relaxation zen, acheter deux morceaux de toffu fumé (sous plastique), sac Vuiton sous le bras. Quand je les croises là-bas, je me dis qu’il y a des coups de pied au cul qui se perdent…

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Archives :

• Nicolas Hulot, France Europe Express du 26/11/2006 sur France 3 (MPEG2 SD 3,6 Go).

Voir aussi :
• Éoliennes, du vent ? C dans l’air du 24/11/2006 sur France 5 (MPEG2 SD 850 Mo).
• La planète meurt, Arrêt sur image du 19/11/2006 sur France 5 (AVI SD 428 Mo).